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Vendredi 1 février 2008

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Une onde délicate, cet air qui me caresse, tourbillon de tendresse... Je me noie ! Je me perds dans une multitude de sensations, flot incontrôlé qui me submerge. 
Et tout cela pour un doigt; ce petit doigt que tu as levé à des dizaines de mètres de moi et pourtant, et pourtant... 

Pour tant de sensations éveillées, pour tant d'émotions déclenchées, pour toute cette sensualité, en tout et pour tout cette grâce qui t'est naturelle, je ne sais quoi penser car, je le sais, tu lèveras encore un doigt, l'annulaire cette fois.
 Qu'adviendra-t-il de mon esprit? Devra-t-il subir à nouveau ce déluge empathique ?


Je n'ai plus dès lors le temps de me poser de questions car une courbe se forme. Ton ongle étincelle en s'inclinant et s'élevant vers le ciel et, à nouveau, c'est le Pandémonium dans ma tête... 
Si seulement tu savais, si tu pouvais seulement le sentir... Cette confusion dans ma tête quand tu lèves ce second doigt qui tout à l'heure sera suivi par le majeur...

Mais que vois-je? Je suis pris de vitesse et l'onde encore une fois vient me faire frissonner, ton majeur est levé.
Je suis médusé, je ne suis plus que contemplation de ton être, de la pointe de tes pieds au bout de tes doigts...
Tes yeux, dans lesquels se perdent parfois les miens, reluisent comme l'ongle qui se dresse vers le ciel, quand tu relèves le menton comme pour voir par-delà l'horizon.
Un firmament, en ce jour ensoleillé, me parvient, on ne peut plus clairement, quand enfin se relèvent, le premier entraînant le second, l'index et le pouce.

Ta main, les doigts relevés, embellit le ciel de ta splendeur incarnée. Mon corps paralysé refuse de se détendre. Je reste tétanisé quand je vois tes doigts se rabaisser pour me saluer, me dire au revoir, puis, lentement ils se redressent...

Une onde délicate, cet air me caresse, tourbillon de tendresse...
Année 2000

ECOUTER (texte lu)
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Mercredi 12 mars 2008
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Ecouter ce texte


Je fais depuis peu des rêves étranges, des rêves qui dérangent, où les opposés s’attirent et se mélangent, les idées me tiraillent et me démangent. Je rêve de pinson au lieu de mésange, de démon au lieu d’ange, de tapis rouge au lieu de fange…Autour de moi tant de bruits mais en moi, qu’entends-je ? Je change ? Laissez moi croire un instant que non, ça m’arrange …Car sinon je ne saurais y faire barrage et toute ma rage se répandrait sur le village de mon être, l’immergeant irrémédiablement, tournant sa page ; et moi, de dehors, tout le monde me verrait comme dans une cage, sage, image, comme dans l’adage, carnage sur les habitants de mon orgueil, orage, déshonneur, plus rien à quoi rendre hommage, juste faire le ménage, passer à un autre âge. Ne pas rester là où les choses se figent, s’enlisent dans les litiges, là ou l’on crois qu’une fleur n’est rien de plus qu’une tige… Sans pétales…
Folie ! Mais qu’ouïs-je ? Que dis-je ? A la fois je frétille et je vacille…
Tout ça pourquoi ? Pour une fille ? Oui, celle qui est en moi, ce moi que je recherche mais qui me fuit, ce moi que je désire mais qui m’esquive, ce moi dont l’émoi l’éloigne de moi…
Mais pour vous, tout ceci doit être du pipeau, une vaine mélodie jouée par les opposés satyres qui tentent de vous rallier à leur cause folle…

Si ma plume vous chatouille l’esprit critique au point de vous en faire rire, si le miel de mes mots attire la langue du supplice de la chèvre, si mon texte n’éveille en vous que le soit-disant propre de l’homme, si pour vous ces mots ne sont que délire, alors, cessez de les lire…


Juillet 2007

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Dimanche 6 avril 2008


ECOUTER CE TEXTE

"J'étais là, insouciant, innocent mouton sur l'herbe se promenant, lorsque l'aigle de l'amour a surgi et m’a saisi de ses serres.

 Mais quand j'ai réalisé ce qui m'arrivait, ce ne sont pas des serres que j'ai senties mais tes mains qui me caressaient. Ce n'est pas un bec qui me dévorait mais ta bouche qui me couvrait de baisers.


Pourtant le sens du regard était le même : de l'aigle ou de toi, je n'étais que la faible proie."
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Mercredi 4 juin 2008







- 
Ecris-moi un poème, s’il te plaît

- Pourquoi donc ?

- Je ne sais pas, comme ça, j’en ai envie

- Je pourrais écrire des textes pour n’importe quel prétexte mais ça me laisse perplexe. Pour que je réponde à ton envie, il va falloir me la donner. Il va falloir m’inspirer mieux que ton air, me faire voir par tes yeux, entendre par tes oreilles.

 

Il grimaça.

 

- Regarde autour de toi et dis-moi ce que tu vois

- Je vois des gens, adultes et enfants, des couples qui se tiennent la main en marchant.

- Est-ce là tout ce que tu vois ?

- Non, je vois aussi un ciel bleu et un soleil radieux, des arbres verts et des fleurs de toutes les couleurs !

- Mais encore ?

- Je ne sais pas, pour moi c’est tout !

- Bien. Et qu’entends-tu ?

- Des enfants qui chahutent, des adultes qui discutent, des oiseaux qui chantent et de lointains bruits de moteur qui désenchantent.

- Dis-m’en plus.

- J’entends les roues des poussettes et les pas des promeneurs, le vent dans les feuillages et le clocher de quelque bâtisse du moyen-âge. J’entends aboyer un chiot, râler une mécontente, et rire un homme à l’allure nonchalante.

- Les odeurs ?

- Heu, je n’en sais rien moi, je n’ai pas le flair d’un chien.

- Tu as su tendre l’oreille tout à l’heure. Désormais, pointe le nez et respire à pleins poumons.

- Très bien… Je sens… Je sens une sorte de fraîcheur dans l’air, je ne saurais trop la décrire. Une odeur, mélange d’herbe, de bois, de fleur. Un air chaud, presque lourd. Un parfum de ville et de nature.

- Et bien voilà qui est mieux. Maintenant, dis-moi comment tu te sens, ce que tu ressens.

- Je me sens bien ici, détendu, immergé plus que jamais dans le monde, une sensation de bonheur, de sérénité.

- Regarde à nouveau, écoute toujours et respire encore. Le voilà ton poème, il est en toi et tout autour de toi.

 

 

11 Juin 2006

 

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