[Recueil de Nolween Eawy] Les Enfants de l'Ombre

Publié le par Garry Voligert

Nolween Eawy… Voilà déjà quelques mois que j’ai découvert ce personnage étrange.

Une jeune femme aux entrailles torturées mais qui n’en demeure pas moins charmante.

Mariée, mère d’une petite fille, elle nous le déclare tout net : écrire pour elle n’a pas été une passion mais un besoin. Seule magie pouvant la libérer, au moins pour un temps, de ses démons d’enfance.

Poussée par ses lecteurs dont son mari fervent admirateur, ses amis réels, mais aussi ses amis  virtuels dont j’ai l’honneur de faire partie, Nolween a fini par mener à terme cette entreprise qui grouillait depuis un temps déjà dans ses méninges claires-obscures. Parfois empêtrée dans son humilité assassine,  elle a failli renoncer. Heureusement pour nous, il n’en a rien été.

 

Il est là ce livre, son premier dont elle nous gratifie grâce à l’auto-édition. Il y aurait tant à dire au sujet de ce mode d’édition nouveau qui libère les auteurs de tant de contrainte, tout en les exposant à de nouveaux écueils ! Mais ce n’est pas le propos de mon article aujourd’hui.

Non, je suis là pour porter aux nues Nolween et son œuvre.

 

Ce véritable aboutissement-papier regroupe 11 nouvelles qui illustrent, je crois, parfaitement l’univers intérieur de l’auteur. Nous voilà d’ailleurs plongés très clairement en plein dans les peurs que certains d’entre nous pensaient oubliées !

 

 

 

1- Nolween nous livre son angoisse primordiale dans Page Blanche. Souvenez-vous, écrire est une nécessité pour exorciser ses démons… Alors qu’arrive-t-il si la page devant elle reste blanche ? Imaginez ! Non, plus simplement lisez.

 

2- Vous pensez que les nuits londoniennes sont l’exemple le plus criant de ce que la brume et le brouillard peuvent avoir d’inquiétant ? Que nenni, dans Brume, la vérité éclate au grand jour, à moins que ce soit à la grand-nuit.

 

3- Ensuite vous voyagerez avec Miss Fairchild (au nom prédestiné) dans l’horreur de la solitude orpheline. Mais n’est-elle pas préférable à une compagnie étrange et dérangeante ? Si seulement la petite fille dont Nolween nous conte l’histoire avait eu le choix…

 

4- Vous l’avez vécue vous aussi, cette aventure, avouez-le ! Vous ne pensiez qu’à cette personne, vous avez tout fait pour elle, vous avez voulu l’aider, mais vous n’avez pas pu empêcher certaines choses, vous n’avez pas su la protéger des autres et d’elle-même, vous en en voulez tellement… Vous ressassez encore vos remords, comme une Obsession tourbillonnante… Mais aurez-vous toujours le même point de vue après cette autre nouvelle ?

 

5- Il n’y a pas que dans Blanche Neige qu’un Miroir peut avoir du pouvoir. Vous doutez ? Après avoir dévorer ce cinquième texte - même si je vous accorde que vous n’êtes pas un de ces êtres odieux que nous dépeint ici Nolween – je vous assure que vous réfléchirez à deux fois à ce que vous faites devant un miroir.

 

 

6- Ils ont bercé bien des enfances et nous avons tous des souvenirs de ces farfelus au nez rouge, au visage tout blanc et aux pieds démesurés ! Nolween partage cela avec nous.

Allez-y ! Souriez ! J’ai dit : SOURIEZ !!! De quoi avez-vous peur ??? Ce n’est qu’une Bille de Clown, non ?

 

7- Vous pensez avoir tout vu dans le Miroir ? Mais quels naïfs et quelles naïves vous faîtes ! Vous avez déjà entendu parler des Dopplegangers ? Vous n’avez pas encore vu le vôtre ? Ohhhh comme c’est dommage !

 

8- Le groupe. Les autres. L’unité ! Quoi de plus précieux, hein ? Ah Nolween mais dans quel recoin tortueux de ton esprit as-tu été chercher cette histoire ? Si nous savons, comme les personnages de cette 8ème nouvelle que notre destin ne nous appartient pas, nous ignorons que, par contre, La Nuit Nous Appartient !

 

9- Il faut de l’encre pour écrire sur les pages, même à l’heure de l’informatique. Il faut savoir nourrir l’inspiration, la dorloter, la couver, passer à ses caprices. Si vous écrivez, vous aussi, vous le savez. Si vous lisez, vous vous en doutiez. Mais savez-vous ce qui se cache vraiment derrière ce titre de Plume Sanglante ?

 

10- Alessa, charmant prénom. Virevoltons entre les semblants, virtuoses du faux. Combien de fois avez-vous goûtez à un des 7 interdits ? Combien de fois avez-vous apprécié leur saveur ?

Comptez, comptez. Comptez-sur Alessa pour vous le rappeler.

 

11- Le bonus, le clou final ! Longue nouvelle. On y retrouve des ingrédients savoureux. Nolween nous parle d’humain, elle a instillé dans cette nouvelle le fruit de son expérience, de ses recherches. Elle qui dit n’écrire que pour se soulager ! Ah la vilaine menteuse ! Là elle s’est surpassée, il y a un travail d’écriture dont elle-même j’en suis certain ne se savait pas capable !

Plongez à pieds joints dans la Psychose de cette petite fille et rendez-vous compte de l’horrible réalité. Cette réalité qui ne se trouve pas que dans les pages de ce recueil.

 

 

 

J’ai adoré me laisser emporter dans cet univers, m’y fondre et m’y perdre.

Nolween, tu as la cervelle fertile et le cœur dans l’écriture. Continue, persévère !

Il y a sous ce premier pas un sol encore meuble qui reste à tasser. Tu peux le faire.

Derrière certaines formulations maladroites, je ne vois que la silhouette impressionnante de l’histoire. Le style est déjà là, encore un peu brut, prends-ton temps pour le tailler. Et continuer de nous éblouir par ta noire lumière. N’oublie pas que tu peux quand même essayer la lumière blanche aussi ! ;)

Publié dans Communication

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Commenter cet article

Nolween Eawy 28/06/2008 20:33

Merci à vous deux pour vos commentaires (que j'avais reçue aussi! mais ça fait plaisir de les voir ici!), il est clair que j'ai encore des progrès à faire et j'espère avoir compris vos remarques pour mon prochain recueil!

Au fait Gary j'ai tellement aimée ta bio et tes résumés que je vais les mettre sur mon site!

Aude Réco 25/06/2008 15:17

Je l'ai lu en deux jours à peine, et je dois avouer que j'ai été bluffée de nouvelle en nouvelle. Je suis d'accord pour le "style brut qui reste encore à tailler". Le principal étant qu'il ne faut pas hésiter à laisser jaillir ses peurs, en plus ça donne d'excellentes histoires. Son recueil méritait bien cet article.

kelidoma 18/06/2008 15:42

Prise de vitesse, je l'ai été. Figure-toi que moi aussi j'ai reçu la semaine dernière le recueil de Nolween, que j'ai découvert grâce à ton blog d'ailleurs. Je l'ai dévoré et j'avais aussi l'idée de lui rendre hommage en lui consacrant un article sur mon blog.
Je doute de faire aussi bien que toi, mais chacun son style et après tout, ce sera toujours de la pub en plus pour Miss Eawy...
Bravo à toi pour les commentaires-résumés de chaque histoire, c'est tout à fait fidèle...
a +

Nolween Eawy 17/06/2008 15:00

Alors là je suis sur les fesses mon cher Gary/greg tu veux me faire pleurer?? Bah ça y'est je pleure .... merci mille fois pour ton aide pur la relecture/correction de mon recueil, la nouvelle version est en ligne depuis peu et la preuve que tu es un correcteur hors pair nous étions d'accord avec toutes tes corrections!Tu as l'oeil!

Ta chronique est tellement bien faites et m'a tellement chamboulée que je vais la mettre dans mon espace revue de presse de mon site (tant pis si t'es pas critique pro ni un journal les gens doivent lire ça!). Je mettrais aussi une bannière pub vers ton blog!(pff encore émue, merci d'avoir apprécier ce recueil) et thanks pour les résumés de mes nouvelles, car je cherchais des résumés à faire et je ne trouvais pas mmddrr!!

Garry Voligert 17/06/2008 18:06


Le plaisir a été pour moi.

Content de t'avoir aider.

Content aussi que mes résumés te plaisent, tu peux les utiliser à loisir tels quels ou légèrement modifiés si tu le désires ;)