5 Mars 2008
Garry Voligert
Poésie lue, chantéeANTILLES
RECITS (Nouvelles, romans)POESIE
PROSE

«Mais j'aimais le goût des larmes retenues, de celles qui semblent tomber des yeux dans le coeur, derrière le masque du
visage.»
Début des années 2000
Enfant, quand il pleurait, c'était abondamment, et quand sa
tristesse liquide caressait ses plaies, ce n'était pas du réconfort qui le berçait mais l'atroce morsure du sel tombé des cieux de ses yeux, brûlant ses chairs en filtrant par l'épiderme
entrouvert.
Et vous vous demandez pourquoi désormais il retient ses
larmes ?
Elles sont toujours chaudes et salées même si elles y mêlent parfois l'amer.
Elles obéissent à la gravité, fatalité qui fait qu'elles tombent, d'ailleurs elles coulent souvent devant des tombes...
Un palais de
larmes
Un palais de larmes où je demeure quand le sort s'acharne.
L'amerturme du charme, le dégoût du délice.
Le royaume de l'injustice, et moi je m'alarme.
Dans ce monde de matière, ai-je seulement encore une place
Quand seules mes larmes se reflètent sur la glace?
Comment trouver mon chemin sur ces terres arides
Alors qu'il semble que mes yeux ne le seront jamais ?
Comment combler ma peur du vide
Quand mes entrailles en sont si avides ?
Dans mon Palais de Larmes je nage dans mes humeurs.
Dans mon Palais de Larmes je suis seul souverrain.
Dans mon Palais de Larmes, je suis face à mes peurs
Dans mon Palais de Larmes je ne côtoie que mon chagrin.
La source ne tarit pas et le roi s'y complaît,
Il jouit seul de l'endroit, il est sans sujet.
Mais derrière les rideaux de rosée sur mes paupières
Mes idées restent floues et se dispersent telle la poussière.
De la poussière dans mes larmes et du sel sur ma plaie,
Je suis souillé, assailli… Douleur que je souffrirai à jamais
Jusqu’à ce que, usé, mon inspiration soit tarie
Inanition de mots me promettant une lente agonie…
Dans mon Palais de Larmes, mes bijoux seront mes entraves,
Dans mon Palais de Larmes, je finirai englouti, rouillé.
Dans mon Palais de Larmes, on trouvera ma pitoyable épave,
Dans mon Palais de Larmes, je serai profané et dépouillé…
Texte original avril 2006
Revu en Février 2008

Ecouter ce texte
Mélancolie et Espoir
Le temps suit son cours.
Au fur et à mesure du fil des jours
Il n'est presque pas un soir
Où je ne sente en moi mélancolie ou espoir
Et à chaque fois me viennent les larmes
Eternel fardeau, éternelles armes.
Ce soir encore voilà que je pleure
Mais c'est avec le plus grand des bonheurs
Que j'ois la joie monter en moi, quel émoi !
Elle m'inonde et c'est dans les larmes que je me noie.
Cette nouvelle averse à mes yeux nuages
Elimine tous les résidus de rage orage
Et abreuve mon bien-être terre.
Je revis... Je revis Grand-Père...
25 Avril 2006

Si ma plume vous chatouille l’esprit critique au point de vous en faire rire, si le miel de mes mots
attire la langue du supplice de la chèvre, si mon texte n’éveille en vous que le soit-disant propre de l’homme, si pour vous ces mots ne sont que délire, alors, cessez de les lire…
Juillet 2007

Ecouter ce texte
Je te retrouve, étincelle et tu me rallumes
Quand le temps se boucle comme mes cheveux
Quand le vent disperse les brumes
Le bonheur m’appelle aux aveux.
Je me suis enlisé depuis si longtemps
Que j’ai fini par croire mon marasme normal.
Malheureusement jamais le temps n’attend
Il faut faire le deuil d’un orgueil qu’on ravale.
Alors pour commencer je m’enivre du parfum
De passé retrouvé au moment opportun
Je succombe au plaisir, sentir battre mon cœur
La chamade oubliée, le rythme du bonheur.
Bien qu’à mes côtés j’ai un océan d’amour
Ses vagues incessantes ont érodé mon être
Je suffoque je hurle et j’appelle au secours
Quelqu’un m’entendra un jour, peut-être.
En attendant mon air est dans mon passé
J’y retrouve de quoi respirer
Je cherche l’équilibre où je pourrai être libre
Je cherche la voie où je pourrai être moi.
19/04/2005

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